Anatole Facon est arrivé dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juin au port du Crouesty d’Arzon, au terme d’un retour éprouvant depuis Baiona, en Espagne. « On a souvent eu le vent dans le nez, ou pas de vent du tout », raconte le navigateur arzonais de 25 ans. Le passage du cap Finisterre s’est corsé avec 30 nœuds de vent, avant des orages et la foudre. « La foudre, c’est un peu au petit bonheur la chance. »
2 500 miles sur un seul appendice
Depuis la casse d’un safran aux Açores, Anatole Facon a parcouru près de 2 500 milles sur un seul appendice, soit presque la distance d’une Route du Rhum. « Le bateau était blessé », souffle-t-il. Faute de vent, il a aussi dû faire tourner le moteur, jusqu’à manquer de carburant. Un chalutier lui a alors envoyé un bidon de 20 litres de gasoil.
Après quatre mois de navigation, l’heure est désormais au repos, à la recherche de sponsors et à la remise en état du bateau, probablement à Port-La-Forêt, où sont réparés les voiliers de course. Mais le regard est déjà tourné vers un tour du monde en solitaire et sans escale, avec un départ espéré à la mi-novembre. Son objectif : boucler ce tour du monde en 100 jours.