1. Les marchés
Avant de filer à la plage ou sur les sentiers côtiers, prenez le temps de découvrir les marchés de la presqu’île de Rhuys. Ils sont organisés dans toutes les communes, et parfois plusieurs fois par semaine : Arzon, Port-Navalo, Saint-Gildas-de-Rhuys, Sarzeau, etc. Ils rassemblent toute la diversité de productions présentes sur ce territoire : élevage, maraîchage, ostréiculture, pêche, etc. Celui de Port-Navalo offre la plus jolie vue, le long de la rade, mais celui de Sarzeau est probablement le plus riche. Parmi les stands à visiter, nous vous recommandons celui de Pascal Le Luel, du Gaec de Bocéno, avec sa viande bio de porc, les légumes du Gaec du Pradigo et les produits laitiers de la ferme de Bellevue.
2. La biscuiterie des Vénètes
Un drapeau « liberté, égalité et beurre salé » flotte près du grand bâtiment noir. Le ton est donné : à la biscuiterie des Vénètes, le beurre est roi. Il est l’ingrédient phare de la gamme de biscuits sucrés, comme les P’tits Vénètes aux noisettes grillées ou au caramel au beurre salé, mais il est aussi utilisé pour leurs équivalents salés. Cela fait plus de quinze ans que Mathilde et Xavier Gicquel ont quitté Poitiers et leurs métiers pour devenir biscuitiers. L’entreprise a évolué mais sa philosophie est restée : des produits 100 % bio, sans additif, ni conservateur, ni colorant, « comme à la maison », résume Xavier Gicquel.
La biscuiterie des Vénètes, 15, rue de Lann Vrihan, Le Hézo.
3. La Grange du Boulanger
Marcel Cablé participait à l’Ultra Marin, un trail de 170 km autour du golfe du Morbihan, lorsqu’il est passé devant cette boulangerie pour la première fois. Cela fait désormais plus de quatre ans qu’il a repris les lieux avec sa compagne Stella Cablé. Ce passionné de boulangerie, aussi installé à Bannalec dans le Finistère, travaille tous ses pains à partir de levain. « J’en ai sept différents, glisse-t-il. J’utilise un levain au gwell par exemple. » Il lui permet de réaliser le baragwell, un pain à base de farine de sarrasin torréfié au goût légèrement sucré. L’artisan propose aussi des viennoiseries au feuilletage bien développé, et quelques gâteaux, comme le flan pâtissier.
La Grange du Boulanger, 57, route du Pont, Theix-Noyalo.
4. L’Ampélographe
Parfois, il faut savoir écouter sa passion. Guillaume Grandgirard collectionne les bouteilles de vins et de spiritueux depuis qu’il a l’âge de les consommer. À 28 ans, il quitte son travail dans le bâtiment pour se former au métier de caviste. En 2021, après une formation et plusieurs années d’expérience, il ouvre sa propre adresse à Surzur : L’Ampélographe, en association avec deux caves existantes à Auray et Quiberon. À deux pas de l’église, sa petite échoppe abrite de sérieuses références, nature, bio ou biodynamiques, avec des propositions adaptées à tous les budgets. Dans les étagères, quelques bières et spiritueux, tout aussi rigoureusement sélectionnés !
L’Ampélographe, 3 Grande Rue, Surzur.
5. La Cabane des poissons rouges
Des produits locaux, les pieds dans l’eau ! La Cabane des poissons rouges casse les clichés des restaurants de plage. Depuis quinze ans, le lieu régale baigneurs, véliplanchistes et autres touristes de passage. Il y a trois ans, Juliette Guillemet, Arthur Navarro et Thomas Renon en ont repris les rênes, avec une équipe d’une trentaine de salariés en saison. Dans les assiettes, une cuisine de produits frais, dont une grande partie vient de la presqu’île : galettes, poissons fumés, sardines grillées ou burgers, avec de nombreuses options végétariennes voire vegan. « Il n’y a que les frites qui ne sont pas maison, prévient Juliette, car on en écoule sept tonnes sur la saison ! »
La Cabane des poissons rouges, 72 route du Rohu, Saint-Gildas-de-Rhuys.
6. La ferme de Suscinio
La tome de Rhuys est devenue le fromage emblématique de la presqu’île. À deux pas du château de Suscinio, Gurvan Bourvellec et son équipe élèvent environ 80 vaches bretonnes Pie Noir et une cinquantaine de porcs blancs de l’Ouest. Depuis 2018, il est possible de s’attabler à la ferme pour déguster la viande et les fromages. « L’idée est de mettre en valeur les produits, sans subterfuge », précise Gurvan Bourvellec. Des cuisines, sortent des plats simples mais réussis comme la côte de porc et sa sauce gribiche, ou le gaspacho de tomates, relevé d’un siphon à la tome de Rhuys. En saison, la réservation est plus que recommandée !
Ferme de Suscinio, route Duchesse Isabeau d'Écosse, Sarzeau.
7. La Belle de Pénerf
Le village de Pencadénic borde la rivière de Pénerf. Laurent et Sylvie Thomas élèvent des huîtres dans cet écrin sauvage. Lui est arrivé ici lorsqu’il avait 15 ans, avec ses parents ostréiculteurs. Il s’est lancé à son compte il y a vingt ans, les valeurs chevillées aux bottes. « On ne travaille que les huîtres naturelles, nées et élevées en mer », prévient-il. Elles passent entre trois et quatre ans dans la rivière, dont elles gardent le merroir, équivalent maritime du terroir, marqué par une certaine longueur en bouche. En saison, le couple ouvre sa dégustation. Au menu, leurs huîtres évidemment, mais aussi des crevettes bouquets et des palourdes, et quelques rillettes originales, comme celle qui allie porc et huîtres.
La Belle de Pénerf, 42 ter rue de Beguero, Pencadenic, Le Tour-du-Parc.
8. Milo
Le bistrot Milo égaye le bourg de Sarzeau avec sa jolie façade bleue. Gauthier Chaumette est en cuisine, accompagné en salle par Isabelle Albrecht, sa mère et Léa Fiévet, sa compagne. Le trio a débarqué du Nord pour s’installer à Sarzeau au début de l’été 2024. Dans les assiettes, des produits frais, travaillés avec justesse, saupoudrés parfois d’inspirations japonaises ou italiennes. Les spaghettis, parfaitement al dente, entourent des moules, relevées par la ‘nduja, une chair à saucisse piquante d’Italie. Le tartare de bœuf prend un coup de jeune avec ses noix de pécan et son cheddar maturé. Dans les verres, des vins nature et bio en majorité, avec quelques cocktails originaux.
Milo, 3 ruelle de l'Église, Sarzeau.
9. Les Jardins de Kerstéphanie
Il faut s’engager dans une impasse, puis passer le grand portail pour découvrir la longère qui abrite les Jardins de Kerstéphanie. Dans ce lieu, entouré de grands arbres et de plantes, Emmanuel Kouri propose une cuisine précise et délicate. « Je travaille peu la viande », prévient-il. À la place, des coquillages bien iodés, des poissons tout juste nacrés, et surtout beaucoup de végétaux. Les légumes donnent le rythme à certains plats, et partout, les herbes aromatiques viennent dynamiser la partition. Installé depuis décembre 2023, le natif du Périgord a trouvé ici le lieu où exprimer sa créativité.
Les Jardins de Kerstéphanie, lieu-dit Kerstéphanie, Sarzeau.