La danse bretonne ne se limite pas à la saison estivale. À Arzon, l’association Arzhon e Koroll en fait la démonstration toute l’année. « Nous, la danse, c’est douze mois sur douze », sourit Nathalie Laurent, présidente depuis deux ans.
Forte d’une soixantaine d’adhérents, venus de l’ensemble de la presqu’île, l’association existe depuis plus de 40 ans. Tous les lundis, de 18 h à 20 h, les danseurs se retrouvent à la Maison des associations pour les cours réguliers. L’été, place à l’initiation gratuite chaque mercredi matin, sur le quai d’honneur derrière la capitainerie du port du Crouesty, où près de 120 personnes peuvent se retrouver à danser simultanément.
« On danse habillés comme aujourd’hui »
Ce dimanche 8 février, à la Maison des associations, le fest-deiz a rassemblé 80 danseurs. Des amateurs avertis côtoient des curieux venus découvrir, sur les airs entraînants de groupes locaux comme Diatoteiz et le duo Tifaga. Une pratique sportive autant que culturelle : « Quatre heures de danse, ça maintient en forme ! ».
Si l’association parle largement de culture bretonne, elle reste centrée sur la danse. On recense entre 400 et 600 danses bretonnes, et les fest-noz modernes intègrent aussi des danses folk, la mazurka, le cercle circassien, non bretonnes. À Arzon, le répertoire vannetais est à l’honneur : hanter-dro, an-dro, ridées, sans oublier le bal de Rhuys, typique de la presqu’île, qui se danse à quatre. La parité hommes-femmes y est équilibrée.
Costumée lors des grandes manifestations traditionnelles et nautiques, l’association revendique surtout une danse bretonne vivante : « On danse habillés comme aujourd’hui ». En fin d’année, Arzhon e Koroll participera au grand fest-noz réunissant les associations de danse de la presqu’île.
Pratique
Contact : arzhonekoroll.aek@gmail.com