Consultation de l'article mis en ligne le 19 octobre 2026

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À Arzon, la municipalité donne des coups de rabot sur les investissements

À Arzon, la municipalité réduit ses investissements pour préserver l'épargne et reconstituer la trésorerie. Le budget du futur centre de loisirs est revu à la baisse, passant de 2,3 à 1,8 million d'euros.

Les élus ont présenté les priorités du mandat. Ronan Dubois, Olivier Denfer, maire, Caridad Pellissier, Patrice Sérignac, Bernard Souillard, Isabelle Rondot et Bruno de Renéville. Absente sur la photo : Florence Cotte.
Les élus ont présenté les priorités du mandat. Ronan Dubois, Olivier Denfer, maire, Caridad Pellissier, Patrice Sérignac, Bernard Souillard, Isabelle Rondot et Bruno de Renéville. Absente sur la photo : Florence Cotte.

Les Arzonais ont répondu en nombre, vendredi 16 octobre, à l’invitation de la municipalité, à la Maison des associations. Sept mois après les élections, le maire, Olivier Denfer, et son équipe ont présenté les finances communales et les priorités du mandat.

Entre 2020 et 2025, la commune a investi 25,6 millions d’euros, dont 30 % pour le port du Crouesty et la rue Lenn Vihan. Les recettes de fonctionnement sont passées de 8,6 à 10,6 millions d’euros, les charges de 6,5 à 8,2 millions. L’épargne nette atteint 1,2 million d’euros en 2025, un niveau proche de celui de 2020.

L’encours de la dette est passé de 6,7 à 9,2 millions d’euros, mais le délai de désendettement reste contenu à 3,8 ans. Plus préoccupante, la trésorerie n’atteignait que 399 000 € fin 2025, soit onze jours de dépenses, contre les trente jours généralement retenus comme référence.

 

Un centre de loisirs moins cher

Pour préserver l’épargne, maîtriser l’emprunt et reconstituer la trésorerie, les élus ont décidé plusieurs coups de rabot volontaires dans les investissements. Ainsi, le budget du futur centre de loisirs à l’école Éric-Tabarly a été ramené de 2,3 millions d’euros, prévus par l’ancienne mandature, à 1,8 million. Ces arbitrages visent à adapter les projets aux moyens de la commune. Questionné sur le sujet, Olivier Denfer n’envisage pas, a priori, d’augmentation de la fiscalité.

Le logement permanent reste au premier rang des priorités. Les 800 000 € annuels issus de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires doivent lui être réservés de façon perenne, en vue de favoriser l’installation des actifs.

La réunion a également abordé le Plan d’aménagement et de développement durables (PADD), étape de la révision du PLU (plan local d’urbanisme), ainsi que les économies d’énergie : amélioration des bâtiments communaux et poursuite du remplacement de l’éclairage public par des LED.


Mis en ligne le 19 octobre 2026 par Le Menhir

Origine : Le Télégramme


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