Consultation de l'article mis en ligne le 18 septembre 2026

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La sécurité en mer racontée avec deux expositions à la criée de Port-Navalo, à Arzon

Deux expositions à Arzon (Morbihan) mettent à l’honneur les femmes et les hommes qui ont œuvré à la sécurité des marins et des bateaux en mer.

Olivier Denfert, le maire (à gauche), avec les élus et les créateurs de l’exposition, sur les sémaphores à la criée de Port-Navalo, à Arzon.
Olivier Denfert, le maire (à gauche), avec les élus et les créateurs de l’exposition, sur les sémaphores à la criée de Port-Navalo, à Arzon. | OUEST-FRANCE
 

Les femmes et les hommes qui ont œuvré à la sécurité des marins et des bateaux en mer sont mis à l’honneur à travers deux expositions à Arzon (Morbihan), à Port-Navalo.

Les Guetteurs de l’océan, proposée par l’association Nevezus de Locmariaquer (Morbihan), retrace l’histoire des sémaphores du XIXe siècle à nos jours. Cette exposition est le fruit d’un travail de trois ans, à commencer par des recherches dans les archives. On raconte l’histoire de tous les sémaphores bretons et même de Noirmoutier (Loire-Atlantique) », annonce Pierre-Yves Le Rouzic, président de Nevezus.

Au fur et à mesure de la balade parmi des cartes, des panneaux explicatifs sous forme de BD et de multiples photos, on découvre ces installations dédiées à la surveillance côtière. Cerise sur le gâteau, l’association a reconstitué intégralement une salle de transmission avec tous les appareils de l’époque. Elle propose la visite virtuelle d’un sémaphore à l’aide de casque de réalité virtuelle (VR).

 

Il y a trois générations de sémaphores. La première date de 1805. Il y en avait entre 120 et 130 sur toute de la Bretagne. Puis il y a eu la deuxième génération, dite électro sémaphores, qui est la plus intéressante à raconter. Il y en avait 58 exactement », poursuit-il.

Cette visite est aussi l’occasion de découvrir ce métier de guetteur, méconnu, qui consistait à observer la côte, la mer, faire des relevés météo et transmettre ces informations, via le réseau des sémaphores. L’exposition met aussi à l’honneur les sémaphores de Kerpenhir et du Grand Mont. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, samedi 19 et dimanche 20 septembre, l’association Nevezus propose quatre visites commentées de l’exposition, sur réservation auprès d’Arzon Événements.

La sécurité en mer

L’autre exposition, créée par l’association culturelle de Sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine arzonnais (Aspa), relate l’histoire de la sécurité en mer dans les siècles derniers à Arzon et Port-Navalo. Depuis le début du XIXe siècle, Arzon, commune maritime, est directement confrontée au problème de la sécurité des marins et des bateaux aussi bien dans le Golfe que dans ses environs », commente Gérard Labove, ancien maire de la commune et vice-président de l’Aspa.

 
                 Des sauveteurs de la station de la SNSM d’Arzon encadrent Max Jacobée, en bleu. | OUEST-FRANCE

À travers plus d’une dizaine de tableaux explicatifs, le visiteur est embarqué dans l’histoire la marine locale et de la sécurité qui lui est liée. Ainsi, on apprend qu’au début du XIXe siècle il n’existait aucune structure de sauvetage national.

 

La SNSM est créée en 1967

La Société centrale des sauvetages des naufragés est créée 1865, et les Hospitaliers sauveteurs bretons en 1873. Ces deux entités sont devenues en 1967 la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM).

L’exposition met à l’honneur tous ces bénévoles qui ont risqué leur vie pour en sauver d’autres. Parmi eux, on reconnaît quelques noms comme Joseph-Marie Le Blay, Auguste Pouplier, Ferdinand de Lobel, Félicien Glajean, et Max Jacobée, qui s’est investi durant cinquante ans à la station d’Arzon. Cette exposition présente aussi les bateaux qui ont participé au sauvetage des marins et des bateaux.

Jusqu’au dimanche 1er novembre, à la criée de Port-Navalo. Contact et renseignements : arzonevenements.fr

Mis en ligne le 18 septembre 2026 par Le Menhir

Origine : Ouest-France


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