Consultation de l'article mis en ligne le 12 août 2026

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À Arzon, Switch électrifie un catamaran de 50 places pour prouver la viabilité du transport de passagers propre

L’entreprise vannetaise Switch a acheté un catamaran à passagers qui était à l’abandon à Marseille. Spécialisée dans la conception de batteries électriques pour ce type de bateau, elle va l’équiper de manière à ce que des armateurs puissent tester ce type de propulsion dans le golfe du Morbihan.

Gildas Olivier, fondateur de Switch, Hervé de Forges, directeur technique et Vincent Bodennec, du marketing, devant le catamaran dont l’entreprise vannetaise compte faire la vitrine du transport de passagers électrique.
Gildas Olivier, fondateur de Switch, Hervé de Forges, directeur technique et Vincent Bodennec, du marketing, devant le catamaran dont l’entreprise vannetaise compte faire la vitrine du transport de passagers électrique.

Il aura fallu plusieurs jours pour le ramener de Marseille où il végétait dans le port depuis cinq ans. C’est maintenant le port du Crouesty, à Arzon, qui est le port d’attache de ce catamaran en aluminium de 14 mètres, 50 places, qui a eu plusieurs vies avant d’arriver dans le Morbihan. Bateau à passager à Brest, vedette sur la Seine à Paris, service de transport public à Bayonne, avant d’atterrir à Marseille. C’est ce bateau, qui a toujours fonctionné à l’électrique, mais dont les batteries n’étaient plus au point, que la société vannetaise Switch a acheté pour en faire son démonstrateur de l’intérêt de l’électrique dans la navigation commerciale. « Tous les bateaux à passagers qui travaillent dans le golfe sont électrifiables. C’est moins adapté pour ceux qui sortent du golfe. Ils ont besoin de plus de puissance sur une longue durée », soutient Gildas Olivier, le fondateur de Switch.

 
Le fondateur de Switch espère être prêt pour une mise à l’eau avant la Semaine du Golfe, au printemps 2027.
Le fondateur de Switch espère être prêt pour une mise à l’eau avant la Semaine du Golfe, au printemps 2027. (Le Télégramme/Loïc Berthy)

« Une croisière sans bruit ni vibrations »

La coque du catamaran est saine, l’intérieur plutôt propre même si les fenêtres font défaut, mais c’est surtout l’intégration des batteries et leur raccordement à un nouveau moteur qui va prendre du temps. Sans parler des indispensables finitions pour que ce catamaran ait de l’allure, en digne vitrine de Switch et de la propulsion à l’électrique qu’il est censé devenir. L’objectif de l’entreprise est d’avoir achevé ce chantier pour la prochaine édition de la Semaine du golfe, au printemps 2027, chantier dans lequel elle investit 400 000 €.

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« L’ambition est d’en faire un bateau cobaye pour que les armateurs et les pilotes de bateaux à passagers qui évoluent dans le golfe, puissent essayer une motorisation électrique. Au-delà de la théorie, ils ont besoin de sentir les choses. Une croisière au coucher du soleil sans bruit ni vibrations, ça présenterait une plus value pour les transporteurs », souligne Gildas Olivier, par ailleurs vice-président de l’Association française pour le bateau électrique.

Un modèle de batteries sécurisées breveté

Équiper un bateau existant reviendrait entre 4 et 500 000 € avance le chef d’entreprise « mais les économies seraient très rapides ». Switch vend sa solution sur le marché français. Mais son bateau prototypé pourrait servir de laboratoire d’essai à d’autres clients qui veulent tester leurs batteries sur le catamaran : « C’est une chose de faire des tests sur un banc d’essai en atelier, pour voir comment se comportent les batteries. C’en est une autre de le faire en conditions réelles sur l’eau, avec de vraies données fiables », explique Hervé de Forges, directeur technique de l’entreprise.

Mis en ligne le 12 août 2026 par Le Menhir

Origine : Le Télégramme


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