À Arzon, Georges Constant, un cycliste sur les chemins du mondeÀ Arzon, Georges Constant, un cycliste sur les chemins du mondeJapon, Chine, Mongolie, Angleterre, Chili, Russie… Installé à Arzon pour sa retraite, Georges Constant peut se concentrer pleinement sur sa passion du vélo. Depuis quelques années, il arpente tous les sentiers du monde. Architecte-urbaniste à Paris, Georges Constant a gardé un lien avec la presqu’île de Rhuys. Dans les années 1980, il possédait un bateau à Arzon, avant de s’en éloigner pendant près de trente ans. Puis, un jour de septembre, il revient à Port-Navalo et décide d’y passer sa retraite. Il achète une maison qu’il rénove avant son départ. Les artisans sont jugés « merveilleux et fiables ». Depuis, il apprécie la vie locale et l’esprit de voisinage. « Ici, c’est un village », dit-il. L’aventure Pékin-LondresPassionné de cyclotourisme, Georges Constant roule pour le plaisir, sans esprit de compétition. En 2012, une annonce de la Fédération française l’entraîne dans une aventure hors norme : relier Pékin à Londres à vélo. Pendant cinq mois, 80 participants parcourent près de 14 500 kilomètres sur la Route de la soie. De la Chine à la Mongolie, puis au Kirghizistan, au Kazakhstan, en Russie, en Ukraine, en Moldavie et en Roumanie. De là, le groupe suit le Danube jusqu’à sa source avant de rejoindre Londres. Environ 110 kilomètres sont parcourus chaque jour. Les débuts sont difficiles malgré une préparation sérieuse. « Au bout de trois semaines, j’étais à la ramasse », reconnaît-il. Mais il progresse : parti en fin de peloton, il termine dans le premier tiers. Rester ouvert au hasardAu-delà de l’exploit sportif, l’aventure est surtout humaine. Des liens forts se créent avec plusieurs participants, avec qui il poursuivra d’autres voyages. Encore récemment, il pédalait au Chili. À près de 80 ans, il continue de voyager, avec des projets plus modestes. Il en tire une conviction : le destin se construit aussi par les rencontres et les choix. Pour lui, Pékin-Londres a été un aiguillage. « Une preuve qu’il faut rester ouvert au hasard, partout, y compris à Arzon ! », conclut-il. Mis en ligne le 09 juin 2026 par jpl56 Origine : le Télégramme |
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