Xavier Dubois était gestionnaire de centre de profit et formateur quand il décide à 30 ans de changer de vie. Il découvre le métier de bouquiniste auprès de son ex-beau-père et se lance. C’est parti comme ça, au début avec une petite boutique de 45 m2, à Tours (Indre-et-Loire). Je récupérais les livres chez les gens, les successions, dans les greniers, grâce au bouche-à-oreille, on m’en apportait aussi.
Il y a trois ans, il a déménagé sa librairie, L’Oiseau Lire, au port du Crouesty, à Arzon (Morbihan), forte d’un fonds de plus de 25 000 titres.
Il y avait un tabou
Depuis ses débuts, il observe les mutations d’un marché qui évolue sans cesse. Avant, l’occasion c’étaient des bouquins poussiéreux en vrac. Il y avait un tabou autour du livre de seconde main. Aujourd’hui, les librairies d’occasion ont acquis leur lettre de noblesse.
D’après le syndicat de la librairie française, 15 % des ventes de livres en France concernent l’occasion. D’autres études annoncent un chiffre avoisinant les 20 %, et ça continue à progresser ».
À L’Oiseau Lire on trouve des livres à partir à 2,50 €. À ce prix les lecteurs n’hésitent pas à se lancer à la découverte de nouveaux auteurs.
On y trouve aussi des livres de collection comme « La Pléiade », quelques raretés qui peuvent coûter jusqu’à 450 €, et comme il est passionné de bandes dessinées il n’en présente pas moins de 7 000 dans ses rayons. Xavier Dubois propose aussi des livres neuf soldés qui proviennent des éditeurs qui se débarrassent de leurs anciennes collections et de leurs invendus.
Une clientèle d’habitués
Une nouvelle cliente voulait offrir une BD à son mari, fan de Largo Winch. Je lui ai proposé de le surprendre avec d’autres auteurs, elle revient régulièrement. Avant je disais que j’étais bouquiniste, ce n’est que depuis quelques années que je dis que je suis libraire.
Au bout de la presqu’île de Rhuys, il a ses habitués comme Kristelle et Yoan qui lisent plus d’une dizaine de livres par mois. On vient ici régulièrement, on ramène des livres et on en prend d’autres »,
raconte Kristelle. Une jeune maman ajoute : « Le livre d’occasion et le neuf soldé, j’achète et je revends. C’est une démarche écologique et c’est moins cher. Et puis, quand j’achète des mangas à mes enfants, ils sont déjà lus quand on arrive à la maison et ne les relisent jamais. »
« Les gens m’appellent pour vider leur bibliothèque.
Les biens immobiliers étant de plus en plus petits à budget égal, il faut faire des choix, souvent ils ne gardent que ceux qu’ils ont adorés.
Samedi 21, de 10 h à 19 h et dimanche 22 février 2026, de 10 h à 18 h, L’Oiseau Lire, port du Crouesty, 5, place de l’Artimon, déstockage de 5 000 BD, dont 2 500 au prix de 5 €. Contact et renseignement : oiseauliretours sur Facebook